Le nœud tibétain, élément constitutif d’un tapis noué à la main par Deirdre Dyson
Chaque tapis Deirdre Dyson est créé par des tisserands népalais qui reproduisent avec diligence le dessin original de Deirdre, nœud par nœud.
Ce processus crée non seulement un produit final extrêmement durable, mais aussi une profondeur et un luxe impossibles à reproduire à la machine.
Dans son livre « Walking On Art« , Deirdre décrit le processus unique du nouage à la main.
« Avant ma première visite au Népal, je pensais avoir compris les principes de base de la fabrication d’un tapis, mais ces tapis sont créés d’une manière totalement différente. Les chaînes de coton sont enroulées de haut en bas d’un métier à tisser en bois ou en métal et tendues. La distance entre chaque chaîne détermine le nombre de nœuds, qui peut aller de quatre-vingts à plus de mille, comme c’est le cas pour les anciens tapis persans.
Nos ouvriers tibétains utilisent un nœud particulier, différent du nœud turc ou persan. De gauche à droite, le fil est enroulé autour de la chaîne précédente et de la chaîne suivante pour former un nœud, puis sur une courte barre métallique [le « Gyiphsi »] temporairement fixé à l’avant du métier à tisser. Cette opération est effectuée section par section avant d’être tassée à l’aide d’un outil spécial [appelé « Thowa »] et un couteau [« Churi »] tirée sur la barre métallique pour couper la pile. La barre métallique est ensuite libérée et déplacée vers la section suivante à travailler ».
La vitesse à laquelle nos tisserands travaillent est incroyable, à tel point que capturer un nœud en train de se faire est une entreprise assez délicate - le voici cependant, accompagné d’une illustration par Deirdre du processus qui accompagne cette description dans son livre.
Enfin, le résultat final, un produit artisanal créé selon vos spécifications par les artisans les plus talentueux. Un tapis créé spécialement pour vous, que vous apprécierez et garderez précieusement tout au long de votre vie.